La curieuse faillite d’Eric Arnoux

Selon le journal le Temps, Eric Arnoux a été libéré au début du mois de juin 2017 de sa prison suisse en contrepartie du versement d’une caution d’un montant astronomique. Pour obtenir cette liberté provisoire il avait fait appel à des ténors du barreau londonien probablement rémunérés à prix d’or. Une fois libre, le « promoteur immobilier » est allé se remettre de ses émotions dans son luxueux chalet de Megève, en France. Un curieux train de sénateur pour un promoteur qui se prétend en faillite…

C’est le Temps qui annonce la nouvelle « Eric Arnoux serait à Megève », dans son chalet de millionnaire. Ce n’est pas très étonnant: le « promoteur » est connu pour adorer la vie de château. Avant de s’enfuir à Londres, quand sa situation judiciaire a commencé à sentir le roussi, il vivait dans le quartier le plus chic de Genève, écumait les bonnes tables et roulait en Ferrari. Pourquoi diantre changerait-il de mode de vie ?
Un homme pas vraiment aux abois
Problème tout de même, maintenant qu’il est dans la ligne de mire de la justice qui tient dans ses mains des montagnes de dossiers et de plaintes le concernant, il devra justifier ses dépenses. Et surtout il devra expliquer la provenance de cet argent, qui pleut sur lui comme à Gravelotte, puisque l’homme est supposé être ruiné. En effet, Eric Arnoux avait l’art de créer des sociétés et de les liquider selon ses convenances pour en recréer de nouvelles dans un autre pays afin d’amoindrir les risques et brouiller sa traçabilité. Certaines de ces entreprises sont connues comme Pearl Mountain, Brickell Megève, Savana Investment en Suisse mais il y a fort à parier que toutes n’aient pas encore été répertoriées par la justice. Reste que deux d’entre-elles lui posent le plus de problèmes. Il s’agit de Planet SA basée à Genève et de Pure Concept Investment Fund domiciliée au Luxembourg, toutes deux en liquidation.
La dernière aurait, selon lui, fait faillite emportant dans sa tourmente 55 millions de francs suisses. Une énorme faillite qui a spolié, avant tout, les investisseurs qui avaient misé sur le talent de bonimenteur d’Eric Arnoux. Logiquement après ce tsunami financier, l’homme devrait être sans un sou en poche… Les derniers événements : une caution astronomique, embauche de stars du barreau et retour dans sa demeure prouvent le contraire. Eric Arnoux s’autorise toutes les folies pendant que ces créanciers se lamentent…
Un léger trouble…
Dans cette affaire, qui défraye les réseaux sociaux tant sont nombreuses les victimes du « promoteur », une chose est particulièrement incompréhensible : pourquoi ses biens, comme son chalet à Megève, n’ont-ils pas été mis sous séquestre pour permettre de rembourser toutes les personnes qui ont été spoliées ? Pour rappel, il est poursuivi et a été incarcéré par la justice pour de multiples délits dont : « diminution de l’actif au préjudice des créanciers », « banqueroute frauduleuse », « faux dans les titres », « gestion fautive » et encore cette liste des chefs d’inculpations n’est pas exhaustive. Le laxisme dont fait preuve la justice, qui, faut-il le rappeler a mis des années avant de l’interpeller laisse perplexe. Autre sujet de trouble : la désinvolture d’Eric Arnoux qui continue à mener sa vie comme si le ciel ne lui était pas tombé sur la tête lorsque les policiers l’ont arrêté à l’aéroport de Genève le 30 mars dernier. Croirait-il en une bonne étoile ? Ou aurait-il quelques cartes insoupçonnées dans sa manche ? Qui sait…

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