Justice : L’énigme Eric Arnoux

Eric Arnoux est incarcéré en Suisse depuis le 30 mars 2017. Avant cette date fatidique, il était libre et heureux. Il menait une vie extrêmement dispendieuse faite de voyages, de Miami à Saint-Domingue, d’hôtels de luxe en palaces, de stations huppées de Megève à son yacht de la Côte d’Azur. Il ne cachait pas ce train d’oligarque plus que de sénateur, bien au contraire, il l’étalait au grand jour.
La méthode Arnoux
Cette existence luxueuse et ostentatoire était vécue comme une provocation par ses victimes, car c’est avec leur argent qu’il roulait dans des voitures de luxe, Ferrari ou Bentley et écumait les grands restaurants. Toutes ses victimes le décrivent comme un homme charismatique, avec du bagout et un incroyable talent pour obtenir la confiance de ses futures proies. Il promettait des châteaux en Espagne et les gens le croyaient.
Selon l’avocate de l’une des personnes flouées, « Eric Arnoux n’aurait pas son pareil pour toucher la corde sensible des gens». Puis quand le charme n’opérait plus et que la victime commençait à se faire pressante, il passait à un autre registre, celui de la menace. A tel point, qu’une enquête est ouverte pour « instigation à l’agression. » Ces méthodes entre charme et intimidation peuvent expliquer la longévité du « business » d’Eric Arnoux.
Que fait la police ?
En revanche, ces procédés n’expliquent pas l’aveuglement du fisc suisse, de la justice, de la police et des banques qui lui ont tout de même prêté des sommes astronomiques ; des proches du dossier évoquent près de 100 millions d’euros. Leur inaction coupable a permis au sulfureux promoteur de continuer à plumer des petits artisans, des commerçants, des personnes qui pensaient faire des placements de père de famille.
Un avocat de Suisse romande a déclaré dans le journal le Temps: « Le mode opératoire de cet individu d’origine française, c’est du jamais-vu. Personne encore n’a, par son attitude, autant dénigré nos institutions que lui.» Mais ce conseil ne dit pas comment et pourquoi cela a-t-il été possible.

Qui sont les protecteurs d’Eric Arnoux ?

Interrogé par la Tribune de Genève quelques jours après l’ouverture de la procédure pénale contre lui, avec des chefs d’accusations lourds comme «  Escroquerie, faux dans les titres, banqueroute frauduleuse » etc.  il affichait encore une confiance époustouflante et se montrait même arrogant.

Se savait-il protégé ?
Mieux, un mois à peine, après avoir appris ses ennuis avec la justice suisse, au lieu de rester dans son nouveau pays d’adoption en Grande Bretagne afin d’éviter la case prison, il revient à Genève.
Lui avait-on donné des assurances ? Pensait-il qu’une nouvelle fois la justice allait fermer les yeux ?
L’affaire Eric Arnoux ne fait que commencer et n’a pas encore livrée tous ses secrets…

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